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La carte postale de Léo Kharfan & Marie Compagnon à Rive 

Marie Compagnon, créatrice de contenu et modèle à Paris, partage son regard sur la vie urbaine, la mode et les jolis instants du quotidien. Léo Kharfan, créatif multidisciplinaire parisien, explore photographie, vidéo et direction artistique, réalisant des projets visuels variés et inspirants pour marques et talents. Retour en images sur le séjour du duo créatif à Rive.

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Une personne portant un pull rouge vif et des bijoux en or remue une boisson mousseuse à une table de petit-déjeuner où se trouvent des croissants, du jus de fruit et un pot de confiture. Seuls les mains et le torse sont visibles.

La carte postale de Léo Kharfan & Marie Compagnon à Rive

Léo, peux-tu nous parler de ta démarche artistique et de ce qui t'inspire ?

Dans mon travail, je m’intéresse avant tout au mouvement lent, à ce qui se joue dans des gestes simples et des scènes du quotidien. J’aime penser l’image comme une scène de vie, une action discrète, parfois presque immobile, où le temps semble s’étirer. Il y a toujours une idée de mouvement, mais un mouvement calme et contemplatif, proche d’une forme de poésie silencieuse.

Je pars souvent de situations très simples : des moments seuls, entre amis ou en famille, qui peuvent sembler banals mais qui en disent beaucoup. J’essaie d’aller à l’essentiel, de raconter une histoire avec peu d’éléments. J’aime alterner entre des images très statiques et d’autres où le mouvement apparaît subtilement, comme une respiration. Les lieux occupent une place importante dans mon travail : leur agencement, leurs volumes, la manière dont on y circule. Mais ce qui m’importe le plus reste la façon dont la lumière vient rencontrer les formes et les matières, donnant le rythme à l’image.


Mon regard est nourri par le cinéma japonais, notamment Yasujiro Ozu et Hirokazu Kore-eda, pour leur manière de filmer le quotidien, les silences et le temps qui passe. L’animation de Hayao Miyazaki m’inspire également beaucoup pour sa douceur et sa capacité à rendre le banal profondément sensible. J’ai un attrait pour la rigueur de la composition chez Wes Anderson, tout en appréciant des approches plus intuitives et humaines comme celles d’Agnès Varda ou de Rinko Kawauchi. Le dessin occupe aussi une place importante dans mon univers visuel, avec des références comme Folon ou Le Petit Prince, qui racontent beaucoup avec très peu.

La cuisine tient une place centrale dans mon quotidien. J’adore cuisiner, j’adore manger, et mes voyages sont souvent motivés autant par la découverte d’un lieu que par celle de ses repas. Ces moments autour de la table font naturellement partie des images que je crée : de véritables scènes de vie où le geste, le partage et le temps sont essentiels.

Mon quotidien est également nourri par la découverte des lieux, la marche, la randonnée et le sport. Ces moments de mouvement lent m’aident à observer autrement. Au fond, mon travail consiste à ralentir le regard, apprécier le calme et transformer des instants simples en images sensibles, ancrées dans une réalité douce et sincère.

Rive sous le ciel automnal. © Léo Kharfan

Rive sous le ciel automnal. © Léo Kharfan

Vous avez récemment séjourné à Rive. Quand vous êtes arrivés à destination, qu’est-ce qui vous a frappé en premier visuellement : la lumière, l’environnement, la Seine, l’atmosphère de la maison ?

Léo : Dès mon arrivée à Rive, l’environnement m’a tout de suite marqué. Cette région, proche de Giverny, renvoie directement à la période impressionniste de Monet, à son travail sur la lumière, les couleurs et les paysages qui changent au fil des saisons. Même avec un temps couvert, les verts et les tons doux étaient très présents. J’ai aussi pensé à David Hockney, dans cette manière de regarder la nature par grandes zones de couleurs.

La maison s’intègre naturellement dans ce décor. Les ouvertures cadrent le paysage, la Seine apporte un rythme calme, et la présence des oiseaux renforce cette sensation de tranquillité. Un endroit simple, pensé pour ralentir et observer.

⁠Léo, quelle ambiance ou quel sentiment as-tu cherché à restituer dans tes photographies de Rive ?

Le temps était assez changeant pendant le séjour, ce qui nous a offert peu de moments de lumière franche. Mais finalement, cette météo capricieuse a beaucoup influencé mon regard. J’ai travaillé avec une lumière plus douce, diffuse, en prenant le temps d’observer et de saisir des instants simples, presque silencieux. Cela correspondait bien à l’atmosphère de Rive, à ce rythme plus lent et à cette manière d’habiter les lieux sans les surjouer.

Au bout du jardin, la Seine. © Léo Kharfan

Au bout du jardin, la Seine. © Léo Kharfan

Un petit-déjeuner pour bien démarrer la journée. © Léo Kharfan

Un petit-déjeuner pour bien démarrer la journée. © Léo Kharfan

As-tu des rituels ou des habitudes photographiques particulières lorsque tu séjournes dans une maison « temporaire », pour capturer un moment unique dans le temps ?

Je m’adapte beaucoup à la météo et à la lumière. En réalité, il n’y a pas vraiment de rituel figé, c’est surtout une question d’observation et de ressenti. J’aime laisser les choses vivre, prendre le temps, attendre le bon moment pour capter ou filmer ce qui transmet le mieux l’atmosphère d’un lieu. Parfois c’est un détail, parfois une lumière qui apparaît, parfois un moment très simple.

La cuisine et les repas occupent aussi une place importante dans ce type de reportage. Ce sont des moments vrais, spontanés, qui racontent beaucoup d’un séjour. J’aime les photographier comme des scènes de vie à part entière, au même titre que les espaces ou les paysages.

La banquette depuis laquelle admirer le jardin. © Léo Kharfan

La banquette depuis laquelle admirer le jardin. © Léo Kharfan

Est-ce qu’un objet, un détail de Rive t’a particulièrement inspiré visuellement et pourquoi ?

Oui, la fenêtre au premier étage, juste au-dessus de la banquette, m’a particulièrement inspiré. Elle donne directement sur la Seine, qui devient presque une scène. J’aime beaucoup ce type de point de vue, très calme, presque suspendu. La lumière y est douce et on a vraiment l’impression que le temps s’arrête.

Après une balade au bord de la Seine, on se réchauffe au coin du poêle. © Léo Kharfan

Après une balade au bord de la Seine, on se réchauffe au coin du poêle. © Léo Kharfan

Marie à Rive. © Léo Kharfan

Marie à Rive. © Léo Kharfan

 ⁠Marie & Léo, votre carte postale à Rive ?

Le petit-déjeuner près de la cheminée. 
Le feu encore chaud, le café qui fume.
La maison se réveille doucement.
Puis la Seine en contrebas.
Une lumière diffuse, quelques oiseaux.

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